FREDERICTON (GNB) – Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, en consultation avec le ministère de la Santé, prévoit examiner et améliorer les services de traitement des dépendances et de santé mentale dans les établissements correctionnels provinciaux, à la suite de la publication d’un rapport de la vérificatrice générale, Kim MacPherson.

« Nous prenons la question des services de traitement des dépendances et de santé mentale dans les établissements correctionnels provinciaux très au sérieux », a affirmé le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Denis Landry. « Faire en sorte que ces services soient accessibles et efficaces est une priorité pour le ministère. »

M. Landry et le ministre de la Santé, Benoît Bourque, ont remercié la vérificatrice générale pour son rapport.

« Nous estimons que les recommandations de la vérificatrice générale sont très justes, a déclaré M. Bourque. Nous avons déjà commencé à y donner suite, par l’entremise d’un comité provincial, qui assurera la surveillance et la mise en œuvre des solutions. »

Les deux ministères ont annoncé que le Comité mixte permanent sur les services de psychiatrie légale, qui est déjà en place, créera un groupe de travail composé de représentants des deux ministères ainsi que des régies régionales de la santé. Le groupe élaborera des solutions globales pour donner suite aux recommandations du rapport.

La vérificatrice générale recommande notamment d’intégrer un outil reconnu d’examen des dossiers de santé mentale au processus d’admission; de s’assurer que les contrevenants ont accès à des programmes communautaires de traitement des dépendances et de santé mentale, y compris du counseling et de la thérapie; et de recueillir des données sur les dépendances et la santé mentale afin de mieux cerner les besoins en matière de services relatifs dans les établissements correctionnels provinciaux.

« Par exemple, nous en sommes aux dernières étapes du projet visant à permettre au personnel infirmier travaillant pour les régies régionales de la santé dans les établissements correctionnels d’accéder à la base de données des clients des Services de traitement des dépendances et de santé mentale, comme l’a recommandé la vérificatrice générale, a dit M. Bourque. Cette initiative améliorera les soins pour les clients existants, car elle permettra de valider leur historique de traitement et d’orienter le plan d’intervention pendant leur incarcération. »

Avant la publication du rapport, les deux ministères travaillaient déjà en collaboration avec les régies régionales de la santé pour mettre en place un projet pilote qui donnerait aux détenus souffrant de problèmes de santé mentale ou de dépendance un meilleur accès à des cliniciens dans les collectivités, notamment en ayant recours aux technologies de cybersanté. Ce projet pilote concerne principalement les clients existants des Services de traitement des dépendances et de santé mentale, mais le groupe de travail examinera les pratiques exemplaires et évaluera les possibilités d’étendre cette approche et d’améliorer les soins pour tous les contrevenants ayant des problèmes de dépendance ou de santé mentale.

Le rapport de Mme MacPherson recommande également de mettre en œuvre une approche individuelle normalisée pour les contrevenants aux prises avec des problèmes de santé mentale qui sont placés en isolement. Cette approche devrait être intégrée au plan de traitement des détenus et examinée par des professionnels de la santé mentale. Selon M. Landry, des efforts ont déjà commencé à être déployés à cet égard puisque des modifications à la politique en matière d’isolement dans les établissements correctionnels ont récemment été mises en œuvre après un examen du ministère.

« L’examen visait principalement à trouver des moyens de réduire le recours à l’isolement et à définir des mesures moins intrusives pour gérer le comportement des contrevenants, a indiqué M. Landry. Des modifications ont été apportées à la politique et à la procédure, qui font en sorte que l’isolement est uniquement envisagé une fois que toutes les autres options de placement ont été épuisées. »

Les membres du groupe de travail examineront en détail chacune des recommandations de la vérificatrice générale au cours de la prochaine année. Un rapport sera présenté au ministère de la Justice et de la Sécurité publique et au ministère de la Santé d’ici le 30 juin 2019.